Le CNA illumine les soirées africaines

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En Afrique, le réseau international d’associations CNA permet de désenclaver l’accès à la culture cinématographique.

Ambiance festive lors d'une projection d'un CNA © CNA-AFRIQUE

Ambiance festive lors d’une projection d’un CNA © CNA-AFRIQUE

Ouvrir des fenêtres sur des lieux, des histoires, des personnalités qui diffèrent ou nous ressemblent ; développer l’empathie et la connaissance de son prochain : le cinéma apporte cela au public. En Afrique, tout le monde n’a pas la chance de découvrir ce grand écran qui illumine nos soirées. Pour pallier à ce problème, les Cinémas Numériques Ambulants (CNA) sont nés en 2000, devenant CNA Afrique en 2008, ce réseau international fédère et coordonne les différentes associations afin d’apporter à tous la culture cinématographique. Son siège se situe à Ouagadougou, un centre majeur du cinéma africain.

Se partageant une quinzaine d’unités de projection, les associations parcourent neuf pays africains : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la Tunisie. Que l’environnement soit urbain ou rural, la magie opère chaque soir des 1 500 projections annuelles. Plus de cinq millions de personnes ont pu bénéficier de ces séances. Devant le succès des CNA, d’autres pays seront susceptibles d’en accueillir.

Le cinéma africain privilégié

Les films diffusés ne proviennent pas de l’industrie hollywoodienne. Chaque année, les droits de diffusion d’une quinzaine de longs-métrages sont négociés. Ainsi, les créations originaires du continent africain sont privilégiées comme Le ballon d’or de Cheik Doukouré, Faro la reine des eaux de Salif Traoré, ou encore Le secret de l’enfant Foumi de Christine François. C’est également une opportunité pour partager des films de sensibilisation sur divers thèmes de santé comme le choléra, le paludisme ou des thèmes sociaux comme l’adolescence, la violence faite aux femmes ou la citoyenneté. Des documentaires sont aussi projetés afin d’améliorer la connaissance du monde à ce public.

Une séance d'un CNA © CNA-AFRIQUE

Une séance d’un CNA © CNA-AFRIQUE

Autour et au cœur du cinéma

Video Fada en cours de tournage © CNA-AFRIQUE

Video Fada en cours de tournage © CNA-AFRIQUE

En marge des projections, le Cinéma Numérique Ambulant organise des séances nommées VidéoFada. Il s’agit d’ateliers de création vidéo qui permettent d’aborder le cinéma sous un autre angle, en faisant devenir acteurs les spectateurs. Le réseau diffuse les dix courts-métrages tournés dans les villages accueillant les projections. Cette initiative permet de faire découvrir les localités et populations des alentours, désenclavant ainsi les populations. En outre, un studio photo ambulant est installé dans les villages pour en effectuer des portraits et des reportages photos qui seront projetés le soir dans une ambiance festive.

Le CNA en action en Afrique et ailleurs

Pour mettre en œuvre la devise des CNA « Le cinéma partout, le cinéma pour tous », cette belle initiative est soutenue à plusieurs niveaux par Africalia Belgium, l’Union Européenne, la fondation Renault ou encore par le réseau social Horyou, entres autres. Horyou propose une présentation vidéo et l’actualité du CNA Afrique. Il existe également un Cinéma Numérique Ambulant en France, qui est établi à Montreuil. En 2017, le CNA participe au Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou, au Burkina Faso, (FEPASCO) qui se tient du 24 février au 4 mars. Le village CNA s’anime de conférences, de projections et de rencontres autour du cinéma africain.

Philippe RUAUDEL

C'est avec plaisir que je partage avec vous des initiatives inspirantes, des innovations enthousiasmantes en tant que blogueur et créateur du site lesgoodnews.fr

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